Mon compte-rendu côté marchand d'armes Iranien.

Après avoir passé des semaines à discuter sur le Web 2.0 avec notre mystérieux patron Mr C. (que nous appellerons Carlos), nous le rencontrons enfin le vendredi soir. Notre campement est sommaire, mais nous disposons d'un groupe électrogène, d'une douche et de l'ombre d'une colline. Après avoir galéré à creuser un foyer pour le feu et nos latrines, la nuit tombe après le briefing.
Vendredi soir
Carlos remet à certains d'entre nous des faux papiers car nous allons devoir passer la frontière Afghane. Il s'agit de prendre contact avec des afghans qui souhaitent nous acheter des armes. Pour cette mission nocturne, nous ne sommes pas armés, mais quelques uns de nos gars nous suivrons de loin. Nous grimpons dans le pickup mis à notre disposition, conduit par Mickey, notre chauffeur , et roulons doucement le long de la frontière, le checkpoint américain étant proche de chez nous.
Arrivé au point de rendez-vous, Mr C. contact les afghans. Au bout de quelques minutes, des ombres viennent vers nous, il s'agit de nos clients. Nous sommes conduits vers le village où on nous offre le thé et où les tractations commencent. Il y'a peu de lumière et on distingue mal les visages, cependant, un autochtone se met à prendre des photos; je demande à mes collègues de cacher nos visages avec nos shemags. Une fois le business terminé nous regagnons notre camp sans recontrer qui que ce soit.
Nous nous couchons, tandis que vers 4h du matin, 2 de nos gars partent poser des IED sur la route. Ils y rencontrerons 2 afghans partis dormir dans le checkpoint, vide.
Samedi matinLes afghans veulent d'autres armes, nous nous mettons alors en chemin pour les fournir. Cette fois, la mission est plus délicate car il fait jour. Pour plus de sécurité, nous faisons un détour de notre côté de la frontière. Après de longues minutes de marche, nous apercevons un observateur afghan au sommet d'un piton rocheux. Apparemment il y'a du grabuge chez eux, les américains seraient là. Nous décidons de rester planqués le temps que ça ce calme. Enfin, nous passons la frontière, mais les afghans ne sont pas au rendez-vous. Nous partons à 4 vers leur village, puis nous nous séparons, Aquaman entre dans le village, tandis que Mockey et moi-même nous postons discrètement dans les rochers en surplomb. Ça discute beaucoup puis finalement le rendez-vous se fait en-dehors du village. Nous échangeons rapidement les armes contre du pavot (les américains ne sont pas loin, la situation est tendue), puis rentrons rapidement chez nous. Carlos aurait préféré de l'argent au lieu de la drogue.
Samedi midi
Carlos envoit Natgueds et Aquaman de l'autre côté de la frontière afghane, récupérer une caisse d'armes. Ils doivent pour cela passer le checkpoint américain, en tenue locale et avec leur faux papiers. J'observe la situation de loin, tout à l'air de bien se passer, quand soudain, arrive un véhicule de transport militaire. Des troupes en débarque, nos 2 gars sont de nouveau contrôlés. Le camion repart, tandis qu'Aqua prend le chemin vers le camp US pour une histoire de papiers confisqués (à lui de raconter cette partie de l'histoire).
Quelques minutes plus tard, on nous contact sur notre radio : il s'agit du commandant US qui nous informe qu'Aqua est retenu prisonnier, sa fausse identité est tombé. Nous feignons l'incompréhension.
Carlos décide alors d'attaquer ce satané chekpoint. Nous nous séparons en 2 groupes, celui dans lequel je suis contournant par l'arrière. Les premiers tirs commencent et cela va durer très longtemps. Rapidement la situation devient confuse, certains de nos gars tombent, des afghans sont là, les renforts US arrivent... Je me retrouve seul, remonte le chemin pour arriver par l'arrière du checkpoint, tire une rafale d'AK, puis je me retire rapidement car j'entends le camion US approcher.
Alors que je suis en route en pleines broussailles pour retourner au camp, la gourde presque vite, j'entends un américain me crier dessus ! Je tente de courir dans la direction opposée, mais un tir dans la tête me cloue au sol. Des gars de l'US Army me font prisonnier et me ramène au checkpoint de nouveau sous contrôle américain, où j'y retrouve Jacko. Le véhicule de transport arrive et nous sommes évacués avec 2 soldats souffrant d'hyperthermie, vers le camp américain.
Une fois là, nous sommes parqués comme des bêtes dans une prison où heureusement nous pouvons boire. Un afghan qui y était également prisonnier, est libéré, puis on vient nous chercher Jacko et moi pour nous mettre au milieu du camp en position de stress (à genoux sans toucher les pieds, bras tendus à l'horizontale). Là, le commandant Discxman nous interroge, mais nous ne pipons mot. Rapidement, il en a marre et me fait rentrer dans la tente de commandement. Il prend une pioche en main et commence à me torturer en me frappant les jambes et les bras, jusqu'à les broyer. Tout ce que je lui donnerai, ce sera mon nom. Des Marines viennent me sortir et me reconduisent dans la prison.
Quelques minutes plus tard, le jeu est mise en pause de 14h à 16h.Samedi après-midi
Par une pirouette scénaristique, nous avons pris possession du checkpoint, charge à nous de le défendre. Je me poste sur une hauteur afin de signaler les mouvements US à mes collègues en bas. De nouveaux, les tirs d'armes automatiques retentissent, tandis qu'Aqua snipe l'ennemi. Finalement, nous conserverons le contrôle du checkpoint près duquel flotte le drapeau Iranien.
une attaque contre le camp US est lancée, avec l'appui des rebelles afghans que nous avions armés. L'un d'entre nous fait prisonnier un soldat US, mais ce dernier est abattu par ces propres compagnons ! Nous retournons chez nous après avoir mis le boxon, entrainant un journaliste avec nous.
Plus tard, nous retournons chez les Afghans pour échanger un US Marine contre des armes, l'occasion d'abattre l'indic des US. La situation se passe mal pour cette dernière opération et les afghans tuent nos hommes. Finalement, nous prenons possession du soldat US, que nous allons ensuite rendre aux américains, moyennant finances. L'échange se déroule sur le chemin, face au Sergent Moralès. La tension est palpable, chacun sait que si quelqu'un se met à tirer, la situation risquera de dégénérer. Cependant, tout se passe bien, nous gagnons 10 000$, à moins que ce soit seulement 1 000.
Nuit de samedi à dimanche
Après avoir bien mangé, vers minuit nous décidons de retourner au camp US pour voir ce qui s'y passe. Sans lumières, voyant à peine le gars marchant devant nous, nous approchons du camp, de plus en plus nerveux. C'est bien trop calme. Arrivés à l'entrée, une lumière rouge nous éclaire ! Ce n'est pas un soldat, mais un sniper Afghan qui s'était déjà infiltré dans le camp. Il nous annonce que celui-ci est désert ! Nous y entrons et discutons finalement avec les orgas qui nous donnent l'ordre de rentrer nous choucher. Dans la tente de commandement, j'ai le temps d'apercevoir sur un tableau blanc, un plan représentant... notre propre camp !
Chez nous, un tour de garde est instauré et cela s'avèrera une bonne idée car vers 2h00, Mickey notre chauffeur-sentinelle donne l'alarme. Il a aperçu du mouvement et pendant 45 minutes nous allons mitrailler à l'aveuglette dans les fourrés, tandis que les tirs des Caribous planqués continuent
(voir CR d'ONI). Finalement, nous arrivons à mettre en route le générateur et illuminons la zone d'où provenaient les tirs. Nous traquons nos mystérieux agresseurs, mais ces derniers se sont enfuis. Nous nous endormons dans nos duvet, l'AK à portée de main et le pistolet avec nous (l'un des gars oubliera d'ailleurs de mettre sa sécurité

).
Dimanche matinJe suis resté au camp me reposer et faire des photos, tandis que les autres étaient partis en mission. J'en ai profité pour ranger mon matos et prendre une bonne douche bien mérité.
13h, fin du jeu, debriefing et tombola au camp US.Voilà, c'était mon résumé de cette OP, désolé pour le pavé. Passons maintenant à la conclusion :
Les moins :- quelques soucis de communications entre les différents orgas (US Army qui patrouillent à 18h le samedi alors que l'OP n'était pas encore commencée)
- par 2 fois je continuais à me faire tirer dessus alors que je m'étais déclaré OUT, réplique à terre; moi à genoux, mains sur la tête.
- les soldats de la coalition qui abattent leurs gars fait prisonniers, pas très RS et fairplay tout ça.
- pas vu de véritable "climax" comme la fameuse attaque de nuit de l'OP Pavot première du nom
- Trois attaques du checkpoint, un peu trop répétitif tout ça.
Les plus :+ les moyens mis à disposition: camps aménagés, matériels, eau (sauf pour nous), douches, véhicules...
+ le sérieux des orgas pour la santé de tout le monde : soins pour les 4 malaises et pause entre 14h et 16h
+ l'ambiance générale et dans notre camp. On partageait tout : bouffe, flotte,
magazine FHM avec Megan Fox (car si nous les Iraniens on n'aime pas les américains, on aime bien leurs femmes

)
+ l'organisation côté US, j'ai été bluffé quand nous avons été capturés : contacts radios, transports par véhicules, hiérarchie...
+ Carlos, notre super boss !
+ Disxman qui s'est fait un plaisir de torturer les prisonniers, dont moi-même. On se serait cru à Guantanamo.
+ le rôle-play, le fair-play (par exemple, ce soldat de l'US Army qui nous freeze à 4 alors que j'étais accroupis, il a accepté de se mettre out), les tenues dans les 3 camps.
+ pas de grosses prises de têtes
+ le terrain, plat mais bien accidenté et touffu quand même
+ avoir rencontré des gens comme Oni, Disxman, Carlos, Groquick ou la Section 8, que je n'avais croisé que sur des forums
Bien qu'à froid, je restais dubitatif concernant l'OP, une fois revenu à la maison, je me suis finalement bien éclaté. Je regrette juste une chose, ne pas avoir pu faire autant de photos que je voulais.
En espérant la prochaine édition.
Et pour finir :
Les trafiquants prospèrent, mais les plus grands marchands d'armes sont les USA, le Royaume Uni, la France et la Chine.
Les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU.Lord of War
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Desolate Lands : la saga est achevée.